Elia a bout de souffle

Mais depuis quelque temps, le marché des CV est complétement saturé. Ils sont en surnombre par rapport à la demande. Du coup, leur valeur marchande s'est écroulée. C'est donc vers Elia , le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en Belgique, que les détenteurs de CV se tournent. En effet, il doit racheter les certificats verts à un prix fixe coulé dans la législation.

Désormais, c'est Elia qui est submergée par cet afflux de CV à payer. Les caisses se vident. Et quand les caisses sont vides, on se tourne vers celui qui peut les remplir: le citoyen. "Il y a une différence importante et qui ne fait que s'agrandir entre le montant que l'on doit payer et le montant remboursé. Et pour cela, il faut adapter la surcharge (financière) qui couvre ces montants. Et effectivement, aujourd'hui, on a fait une évaluation qui entraîne une augmentation", déclare Axelle Pollet, porte-parole d'Elia au micro de Sébastien Degraeve pour RTL TVI.

 

Combien?

Cette surcharge de coût, principalement liée au photovoltaïque et à l'éolien, va donc être ajoutée au montant de notre facture. En Wallonie, il devrait représenter une somme de 23 euros par an. A Bruxelles et en Flandre où on n'a pas connu la crise des certificats verts du photovoltaïque comme en Wallonie, l'augmentation sera moindre.

La hausse pourrait intervenir dès le premier janvier 2014, une fois qu'elle aura été validée par le régulateur fédéral du secteur.

En Wallonie toujours, si le gouvernement ne trouve pas de solution pour gérer la crise des CV actuellement sur le marché, cette somme pourrait atteindre 75 euros par an et par ménage.

 

Nous n'avons pas fini de mettre la main à la poche

Ces augmentations régulièrement annoncées de nos factures d'électricité sont loin de susciter l'enthousiasme. Pourtant, le coût lié à l'énergie verte  devrait encore augmenter. En 2011, la Région wallonne a fixé un arrêté stipulant que l'énergie consommée en Wallonie devra être verte à 30% d'ici 2016, et de 38% à 40% en 2020.

En attendant une décision politique, la facture globale de l'énergie s'alourdit chaque jour un peu plus pour le citoyen. Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats, déplore d'ailleurs qu'un grand débat sur le financement de cette politique verte ne soit pas ouvert. "Si on a un débat très clair sur la sortie du nucléaire, sur l'investissement  dans le renouvelable, il faut aussi avoir un débat très clair sur la question du financement. Et être tout à fait honnête avec le consommateur en disant que finalement, c'est le consommateur, via la facture d'électricité et de gaz qui va payer l'investissement dans le renouvelable", a-t-il déclaré à son tour au micro de notre collègue de RTL TVI.

Source : site RTL-TVI 08-11-2013